Alors qu’il est en visite officielle en Guinée, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est interpellé non seulement par des organisations panafricaines, mais aussi par la société civile sénégalaise elle-même, qui l’appelle à prendre position face aux disparitions forcées de plusieurs figures de la société civile guinéenne.
Des organisations telles que Tournons La Page, Afrikajom Center et Africtivistes exhortent Ousmane Sonko à intervenir publiquement pour exiger des autorités guinéennes la libération de personnalités détenues ou portées disparues :
🔹 Oumar Sylla alias Foniké Menguè, coordinateur du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution)
🔹 Mamadou Billo Bah, responsable mobilisation du FNDC
🔹 Sadou Nimaga, ancien secrétaire général au ministère des Mines
🔹 Habib Marouane Camara, journaliste d’investigation
Ces disparitions, qualifiées de « forcées » par les défenseurs des droits humains, inquiètent profondément les acteurs de la démocratie en Afrique de l’Ouest. Pour eux, Ousmane Sonko, par son aura panafricaine et son lien fort avec la jeunesse, ne peut rester silencieux.
« Ousmane Sonko n’est pas seulement Premier ministre, il est un symbole d’espoir pour une Afrique des peuples. Il doit parler pour ceux qu’on veut faire taire », déclare un membre d’Africtivistes.
La société civile sénégalaise attend donc un geste fort de son chef de gouvernement : une déclaration, un échange direct avec les autorités guinéennes, une prise de position claire.
Ce déplacement officiel pourrait ainsi marquer un tournant : soit le début d’une diplomatie africaine basée sur la solidarité entre peuples, soit le regret d’une occasion manquée de défendre les droits fondamentaux.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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