Alors que ses activités sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, la société Guinea Alumina Corporation (GAC) brise le silence et lance un appel pressant aux autorités guinéennes. L’entreprise se dit profondément attachée à la Guinée et réaffirme son engagement pour un partenariat durable.
Kamsar, le 27 mai 2025. Dans un communiqué publié ce mardi, la société minière GAC, filiale du groupe Emirates Global Aluminium (EGA), répond officiellement aux récentes déclarations publiques la mettant en cause. Elle affirme avoir toujours respecté ses obligations contractuelles envers l’État guinéen et conteste formellement toute allégation contraire.
Depuis octobre 2024, GAC dénonce une série de mesures prises à son encontre par le gouvernement guinéen, qui auraient progressivement paralysé ses opérations jusqu’à un blocage complet en décembre dernier. Ce gel des activités aurait déjà causé, selon la société, des pertes économiques importantes.
« L’engagement de GAC en Guinée est profond et durable », souligne l’entreprise, rappelant que son projet représente le plus grand investissement minier greenfield en Guinée depuis plus de quarante ans.
Au cœur de la discorde : les ambitions autour d’un projet de raffinerie d’alumine en Guinée. GAC explique avoir alerté les autorités sur les défis économiques, techniques et environnementaux liés à cette réalisation, tout en proposant des pistes concrètes pour avancer. Mais la situation reste figée.
Malgré le blocage, la société affirme avoir maintenu ses effectifs et continuer à verser les salaires, dans un esprit de responsabilité sociale envers ses employés et leurs familles.
Aujourd’hui, GAC tend la main au gouvernement et appelle à une reprise des négociations dans un esprit de coopération.
« Nous sommes prêts à rencontrer les représentants de l’État à tout moment, dans l’objectif de résoudre rapidement la situation », indique le communiqué.
La balle est désormais dans le camp des autorités guinéennes. À l’heure où la transformation locale des ressources naturelles est plus que jamais au cœur du débat national, l’issue de ce bras de fer entre l’État et un acteur majeur du secteur minier pourrait bien redéfinir les règles du jeu.
✍️ Barry Mamadou Alpha
📞 628 58 42 03 / 664 58 42 03
