Niamey, 13 mai 2025 – Une nouvelle tension diplomatique se dessine entre le Niger et le groupe nucléaire français Orano. L’entreprise, anciennement Areva, a annoncé avoir engagé une action en justice après une perquisition menée le 5 mai dernier dans ses bureaux à Niamey.
Ce jour-là, des forces de sécurité nigériennes ont investi les locaux des filiales SOMAÏR, COMINAK, IMOURAREN SA et Orano Mining. La scène a marqué les esprits : ordinateurs saisis, téléphones confisqués, employés fouillés… et surtout, l’arrestation d’Ibrahim Courmo, directeur local du groupe.
Dans un communiqué officiel, Orano dénonce « une intervention illégale et brutale », qu’elle estime contraire aux normes internationales de coopération économique. Le groupe français, qui exploite depuis des décennies des gisements d’uranium dans le nord du Niger, voit dans cette action une escalade inquiétante du bras de fer entre les nouvelles autorités nigériennes et les partenaires étrangers.
« Ces actions mettent en péril un partenariat historique dans le secteur stratégique de l’énergie nucléaire », alerte un responsable d’Orano.
Depuis l’arrivée au pouvoir des militaires en 2023, les relations entre le Niger et la France se sont considérablement détériorées, avec des conséquences concrètes sur les projets économiques. Pour Orano, ce nouvel épisode pourrait compromettre ses activités minières sur le territoire nigérien, mais aussi fragiliser l’approvisionnement en uranium pour plusieurs centrales européennes.
Pour l’heure, les autorités nigériennes n’ont pas encore réagi officiellement à la plainte déposée par le groupe.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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