Au Soudan, la tension monte d’un cran. Après une série de frappes de drones sur Port-Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, chef du Conseil souverain de transition, a tenu un discours chargé de colère et de promesses de représailles :
« L’heure du châtiment viendra », a-t-il déclaré d’un ton ferme, devant un parterre de responsables militaires.
Le général n’a pas mâché ses mots. Il accuse ouvertement les Émirats arabes unis de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), rivaux du pouvoir en place. En réaction à ce qu’il considère comme une ingérence étrangère directe dans le conflit soudanais, Khartoum a immédiatement rompu ses relations diplomatiques avec Abu Dhabi.
Cette escalade intervient dans un contexte déjà explosif. Depuis plus d’un an, le Soudan est déchiré par une guerre fratricide entre l’armée régulière dirigée par Al-Burhan et les FSR, dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ». Des milliers de civils ont été tués, et des millions d’autres déplacés.
Pour les autorités soudanaises, les récentes frappes sur Port-Soudan — pourtant considérée comme un refuge relativement sûr dans le chaos — sont la preuve que le conflit franchit un nouveau palier, avec l’implication croissante d’acteurs extérieurs.
Si les Émirats n’ont pas encore officiellement réagi aux accusations soudanaises, cette rupture diplomatique brutale laisse craindre une nouvelle phase d’instabilité, à la fois pour le Soudan et pour l’équilibre fragile de la région.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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