Londres, 02 mai 2025 – L’image d’intégrité qu’incarnait Lydia Mugambe, ancienne magistrate reconnue en Ouganda et ex-membre de la Cour internationale de justice, vient de s’effondrer brutalement. Vendredi dernier, un tribunal britannique l’a condamnée à six ans et quatre mois de prison pour avoir réduit en esclavage une jeune femme, sans salaire, durant plusieurs mois.
Les faits, qualifiés de graves et emblématiques par les autorités judiciaires britanniques, ont eu lieu alors que la victime poursuivait ses études à l’université d’Oxford. Isolée, privée de ses papiers et contrainte à des tâches domestiques sans rémunération, elle a finalement trouvé la force de dénoncer son bourreau. Son témoignage a permis d’ouvrir un dossier qui aura marqué un tournant dans l’application de la Modern Slavery Act du Royaume-Uni.
Une figure de la loi devenue symbole de transgression
L’ironie n’échappe à personne : Lydia Mugambe, jadis saluée pour ses décisions courageuses sur les droits humains en Ouganda, a été reconnue coupable de deux chefs d’accusation liés à l’esclavage moderne, ainsi que d’autres infractions.
« Cette affaire démontre que nul n’est au-dessus des lois, quel que soit son statut ou son passé », a déclaré le juge britannique lors de la lecture du verdict.
Un précédent important pour le Royaume-Uni
Ce procès constitue un signal fort dans la lutte contre l’esclavage moderne, fléau encore trop discret mais bien réel sur le sol britannique. Le ministère de l’Intérieur estime que des milliers de personnes sont victimes de formes modernes d’exploitation chaque année.
Le cas de Lydia Mugambe rappelle que la dignité humaine ne souffre aucun compromis, même lorsqu’elle est piétinée par ceux qui ont prêté serment de la défendre.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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