Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a une nouvelle fois durci la position du Kremlin sur le conflit ukrainien. Dans une déclaration sans ambiguïté, il a affirmé que la Russie « ne permettra pas » à l’Ukraine d’être rétablie dans ses frontières internationalement reconnues de 1991.
Cette déclaration intervient alors que les efforts diplomatiques stagnent et que les affrontements se poursuivent dans les zones de front, notamment dans l’est et le sud de l’Ukraine, territoires partiellement occupés par la Russie depuis 2014 et surtout depuis l’invasion de 2022.
Pour Lavrov, revenir aux frontières de 1991 — incluant la Crimée et les régions du Donbass — n’est « pas une option », car selon lui, ces territoires « ont choisi leur voie » en se rapprochant de la Russie. Une position rejetée par Kiev, qui considère ces déclarations comme une tentative de légitimer une annexion illégale.
La communauté internationale, en grande majorité, continue de reconnaître la souveraineté de l’Ukraine sur la Crimée et les régions occupées. Les États-Unis et l’Union européenne ont déjà réaffirmé leur soutien à une Ukraine « libre et entière », tandis que l’ONU rappelle que les frontières de 1991 restent la référence légale.
Cette déclaration de Lavrov illustre une radicalisation du discours russe, alors même que la guerre entre dans une phase de longue durée, marquée par des frappes régulières, une mobilisation militaire continue, et un jeu diplomatique de plus en plus tendu.
🔎 Contexte :
- La frontière de 1991 fait référence à la reconnaissance de l’Ukraine comme État indépendant après la chute de l’URSS.
- La Russie a annexé la Crimée en 2014, un acte non reconnu par la majorité des États.
- En 2022, Moscou a lancé une invasion à grande échelle, aggravant le conflit.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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