Conakry, 12 février 2026 – Une nouvelle page s’ouvre pour la jeunesse artistique guinéenne. La Fondation KPC pour l’Humanitaire et l’association Circus Baobab ont officialisé, ce jeudi à Conakry, un partenariat stratégique destiné à renforcer la formation, l’insertion sociale et la professionnalisation des jeunes à travers les arts du cirque.
La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, et de l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, entourés de membres du cabinet ministériel, des responsables de la Fondation et des équipes artistiques.
Un engagement sur trois ans pour structurer et professionnaliser
L’accord, conclu pour une durée initiale de trois ans renouvelables, prévoit un appui financier annuel. L’objectif est clair : consolider le fonctionnement de l’école de cirque, soutenir la création et la production de spectacles, développer les actions sociales et renforcer les tournées, tant au niveau national qu’international.
Au-delà du financement, le partenariat repose sur une logique d’impact mesurable et de visibilité maîtrisée. Il vise à structurer durablement l’institution, tout en renforçant son rayonnement artistique.
« Investir dans les talents guinéens »
Pour Mme Tiguidanké Kéïta, administratrice générale de la Fondation KPC, l’enjeu dépasse l’appui financier. Selon elle, soutenir Circus Baobab revient à investir dans des trajectoires de vie et dans l’avenir de jeunes Guinéens. Elle a insisté sur la dimension sociale du projet et sur la nécessité de bâtir des collaborations durables entre acteurs culturels, économiques et sociaux.
Du côté de Circus Baobab, Mme Mariame Sylla, chargée des projets, a salué la convergence de valeurs entre les deux structures. Elle a rappelé que l’association offre aux jeunes un cadre d’épanouissement, leur permettant de canaliser leur énergie, d’acquérir des compétences artistiques et d’accéder à des perspectives professionnelles stables.
Elle a également rendu hommage aux partenaires institutionnels, notamment le FODAC, l’Ambassade de France et la Maison des Jeunes de Ratoma, ainsi qu’à l’équipe dirigeante, conduite par le directeur général Karfala Bakala Kamara.
La culture comme levier de développement
Prenant la parole, le ministre Moussa Moïse Sylla a qualifié cette alliance « d’exemple réussi entre engagement social, vision entrepreneuriale et excellence artistique ». Il a rappelé que la culture ne peut reposer uniquement sur les ressources publiques et qu’elle constitue un secteur stratégique, générateur d’emplois et de revenus.
Selon lui, Circus Baobab s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur du cirque africain contemporain, contribuant au rayonnement international de la Guinée à travers ses performances sur les grandes scènes mondiales. Il a inscrit ce partenariat dans la dynamique de la vision nationale « Simandou 2040 », qui place la culture au cœur du développement économique et de la diplomatie d’influence.
Une jeunesse au cœur du projet national
Plus qu’un simple contrat, cet accord symbolise une alliance entre responsabilité sociale, ambition artistique et vision nationale. Il traduit la capacité du secteur privé et des acteurs culturels à unir leurs forces pour offrir à la jeunesse des opportunités concrètes.
En faisant des arts du cirque un outil d’inclusion, de professionnalisation et de rayonnement, cette initiative participe à la construction d’une Guinée moderne, créative et compétitive, où le talent devient un véritable capital national.
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