Le football africain s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Depuis Rabat, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a annoncé ce samedi 20 décembre une réforme majeure : la Coupe d’Afrique des nations ne se jouera plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans. Une décision stratégique qui marque un véritable changement de cap pour la plus prestigieuse compétition du continent.
Une réforme annoncée à la veille de la CAN 2025
C’est à la veille du coup d’envoi de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations, prévue au Maroc dès ce dimanche 21 décembre, que le patron de la Confédération africaine de football a officialisé cette évolution. À partir de 2028, la CAN adoptera un calendrier quadriennal, à l’image des grandes compétitions internationales.
Toutefois, la transition se fera progressivement. L’édition 2027, déjà attribuée conjointement au Kenya, à la Tanzanie et à l’Ouganda, se tiendra comme prévu à l’été 2027. Le nouveau format ne s’appliquera qu’aux éditions suivantes, dont les pays hôtes restent encore à désigner.
Mieux s’aligner sur le calendrier mondial
Pour Patrice Motsepe, cette décision répond à une nécessité claire : harmoniser le football africain avec les standards internationaux. « Nous devons adapter nos compétitions aux fenêtres internationales et aux exigences du football mondial », a-t-il expliqué, faisant référence aux contraintes de calendrier imposées par la FIFA et aux clubs européens où évoluent de nombreux joueurs africains.
Cette réforme vise ainsi à réduire les tensions récurrentes entre sélections nationales et clubs, tout en offrant une meilleure préparation aux équipes engagées.
Une CAN plus riche et plus attractive
Autre annonce de taille : la revalorisation des dotations financières. Dès l’édition marocaine, la prime du vainqueur passera de 7 à 10 millions de dollars, un signal fort envoyé aux fédérations et aux joueurs. La CAF entend ainsi renforcer l’attractivité économique et sportive de la CAN, tout en consolidant son statut sur la scène internationale.
Un pari audacieux pour l’avenir
Avec ce changement de rythme et cette hausse des récompenses, la CAF affiche clairement ses ambitions : moderniser la CAN, renforcer sa crédibilité mondiale et protéger les intérêts du football africain. Reste désormais à observer comment cette réforme sera accueillie par les fédérations, les supporters et les acteurs du jeu.
Une chose est sûre : à partir de 2028, la CAN ne sera plus tout à fait la même.
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