La Guinée-Bissau vit des heures d’incertitude intense alors que la présidentielle tourne à l’affrontement silencieux entre les deux principaux camps. Le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, candidat à un second mandat, semble en difficulté pendant que ses opposants, Domingos Simões Pereira et Dias Da Costa, porté par le PAIGC, réclament haut et fort la victoire.
Dans plusieurs quartiers de Bissau, les militants du PAIGC ont déjà laissé éclater leur joie. Chants, attroupements, drapeaux et célébrations spontanées donnent l’image d’un camp convaincu d’avoir remporté la bataille des urnes. Des scènes qui contrastent avec le mutisme total du président sortant.
Un silence qui inquiète et alimente les rumeurs
Depuis la fin du vote, Embaló et son entourage se murent dans un silence total. Aucun communiqué, aucune réaction officielle. Une absence de parole qui attise les spéculations et plonge une partie de la population dans le doute.
Pour certains observateurs, ce silence prolongé reflète une campagne déboussolée face aux chiffres qui remontent du terrain.
Des dépouillements toujours en cours
Dans plusieurs zones rurales et centres reculés, le dépouillement se poursuit encore. Des milliers de voix restent à comptabiliser et les résultats définitifs tardent à tomber. Malgré cela, la population suit chaque information avec une attention fébrile, scrutant les réseaux sociaux, les radios locales et les communiqués officiels pour connaître enfin le nom du futur président.
La Guinée-Bissau en impasse
Entre un camp qui célèbre et un autre qui refuse de s’exprimer, le pays se retrouve dans une véritable impasse politique. Les rues sont partagées entre euphorie, inquiétude et attentes interminables.
Les observateurs internationaux appellent au calme, tandis que les citoyens espèrent une proclamation rapide et transparente pour éviter toute dérive.
La Guinée-Bissau, une fois de plus, se retrouve suspendue au verdict final d’un scrutin qui pourrait redessiner son avenir politique.
À suivre…
