Conakry, le 11 novembre 2025 —
La Direction nationale du RPG Arc-en-ciel a, dans une lettre circulaire rendue publique ce mardi, mis en garde ses structures et militants contre toute collaboration avec les autorités de la transition. Le parti de l’ancien président Alpha Condé affirme n’accorder aucune consigne particulière sur les élections présidentielles prévues le 28 décembre 2025, et se dit pleinement aligné sur la position des Forces Vives de Guinée (FVG).
Une position ferme face à la junte
Dans cette note signée par Dr Sékou Condé, le Bureau politique national du RPG Arc-en-ciel rappelle que depuis le 25 décembre 2024, les FVG ont officiellement réitéré leur décision de ne plus reconnaître la junte et d’exiger son départ dès janvier 2025.
« Depuis cette date, aucun signe d’apaisement ni de volonté de dialogue sincère n’a été observé », souligne le document.
En conséquence, le RPG Arc-en-ciel appelle ses structures à s’abstenir de toute participation aux activités politiques ou électorales initiées par les autorités de transition.
Une consigne claire : pas d’engagement sans le retour d’Alpha Condé
Le parti, fidèle à sa ligne de légitimité constitutionnelle, affirme que toute action politique demeure conditionnée au retour au pouvoir du président Alpha Condé.
« Aucune implication, ni des militants, ni des responsables à quelque niveau que ce soit, n’est autorisée par la Direction nationale, et ce, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel », précise le texte.
Cette sortie du RPG intervient dans un contexte politique tendu, alors que la Guinée se prépare à un scrutin présidentiel décisif censé marquer la fin de la transition militaire.
Une rupture totale avec le processus de transition
En prenant cette position, le RPG Arc-en-ciel confirme son refus catégorique de participer à un processus électoral jugé illégitime.
Le parti d’Alpha Condé s’inscrit ainsi dans la dynamique des Forces Vives de Guinée, coalition d’acteurs politiques et sociaux qui réclament un retour à l’ordre constitutionnel avant toute élection.
Cette posture risque toutefois d’accentuer la fracture politique nationale, à quelques semaines seulement du lancement officiel de la campagne électorale.
— LeCri24
