Silence inhabituel ce samedi au siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Là où, chaque semaine, les partisans de Cellou Dalein Diallo se retrouvaient pour leur traditionnelle assemblée générale, les portes sont restées closes. Aucun responsable, aucun militant en vue : un contraste saisissant avec les déclarations passées du parti.
Car l’UFDG avait annoncé qu’elle ne se plierait pas à la décision des autorités de transition, qui ont suspendu ses activités pour une durée de 90 jours. Cette suspension, qualifiée d’« arbitraire » par plusieurs responsables du parti, visait selon les autorités à prévenir les tensions politiques.
Reste que ce samedi, la scène parle d’elle-même : le parti, au moins en façade, a opté pour le silence. Est-ce un signe de recul stratégique, une pause forcée ou une réorganisation interne face à la pression du pouvoir ? Pour l’instant, la direction n’a pas communiqué sur cette absence remarquée.
Les jours à venir diront si l’UFDG choisit la confrontation ouverte, la négociation ou la discrétion tactique.
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