La Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples a tranché. Ce jeudi 26 juin 2025, elle a rejeté les requêtes introduites par l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et l’ex-Premier ministre Guillaume Soro. Tous deux contestaient devant cette juridiction continentale les décisions de la justice de leur pays, qui les empêchent de se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2025.
Condamnés dans leur pays respectif à des peines de prison – notamment pour détournement de fonds pour Laurent Gbagbo et tentative d’atteinte à l’autorité de l’État pour Guillaume Soro –, les deux figures politiques demandaient à la Cour de reconnaître que leurs droits civils et politiques avaient été violés.
Mais la haute juridiction africaine a estimé que les procédures internes engagées par la Côte d’Ivoire ne constituaient pas une violation manifeste des droits de l’homme garantis par la Charte africaine.
Dans les rangs de leurs partisans, c’est la consternation. « Cette décision enterre toute possibilité pour Gbagbo de briguer la magistrature suprême, alors qu’il reste une figure emblématique pour des millions d’Ivoiriens », confie un proche de l’ancien président sous couvert d’anonymat.
Ce rejet judiciaire pourrait redessiner le paysage politique ivoirien à l’approche du scrutin. En l’absence de Gbagbo et de Soro, le jeu des alliances et des candidatures pourrait connaître un bouleversement majeur.
Pour rappel, Laurent Gbagbo, acquitté par la CPI en 2019, avait effectué un retour remarqué en Côte d’Ivoire en 2021. Mais la justice nationale a maintenu contre lui une condamnation liée à l’affaire dite de la BCEAO, l’empêchant ainsi de se présenter en 2025.
Reste désormais à savoir comment cette décision influencera le climat politique et les stratégies électorales dans un pays encore marqué par les tensions post-électorales passées.
✍️ Barry Mamadou Alpha
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