La justice vient de trancher dans un climat de tension. Ce mercredi 28 mai 2025, la Cour d’appel de Conakry a confirmé la condamnation d’Aliou Bah, président du parti MoDeL, à deux ans de prison ferme.
L’affaire avait suscité de vives réactions dans l’opinion publique. À l’issue d’un procès très attendu, la Cour d’appel a rendu son verdict en maintenant la peine prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Kaloum. Aliou Bah, accusé d’offense et de diffamation envers le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, retourne donc derrière les barreaux.
Un verdict accueilli dans une atmosphère tendue
Ce mercredi matin, la sécurité autour du palais de justice était renforcée. Dans la cour, militants du MoDeL, diplomates et journalistes ont dû patienter à distance, tenus à l’écart de la salle d’audience. À l’intérieur, Aliou Bah, entouré de ses avocats, attendait le verdict qui allait sceller son sort.
Le parquet général avait requis une peine plus lourde : 5 ans de prison. Finalement, la Cour a choisi de suivre le jugement initial, ce que certains observateurs voient comme une peine « sévère mais mesurée ».
Un jeune leader politique dans la tourmente
Aliou Bah a été arrêté le 26 décembre 2024 à Pamelap, à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone, puis transféré à Conakry où il a été placé sous mandat de dépôt. Depuis cette date, il était incarcéré à la maison centrale.
Depuis le début, l’intéressé nie les faits qui lui sont reprochés. Sa défense dénonce un « procès politique » destiné à faire taire une voix critique du pouvoir. « C’est un procès de la honte », déclarait récemment un de ses avocats.
Malgré les mobilisations de ses partisans et les nombreux appels à la clémence, le leader du MoDeL devra purger sa peine de deux ans. Un épisode judiciaire qui ne manquera pas d’alimenter le débat sur la liberté d’expression en Guinée.
Affaire à suivre…
✍️ Barry Mamadou Alpha
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