MANDIANA — Ce samedi 2 mai, vers 7h30, un puits d’orpaillage artisanal s’est effondré à Kignénkoura, dans la sous-préfecture de Balandougouba. Dix personnes travaillaient sur le site. Neuf sont mortes. Un seul a survécu.
Les victimes transportaient du minerai avec des tricycles pour l’envoyer au lavage quand les parois ont cédé. Les recherches ont duré plusieurs heures. Les corps ont été retrouvés en présence de la Croix-Rouge et des autorités locales.
Un détail qui ne passe pas. Le puits — appelé « Piti » en langue locale — avait été fermé par la Croix-Rouge, jugé trop dangereux. Ce matin-là, les orpailleurs y sont retournés quand même. « La Croix-Rouge avait interdit l’accès au site, mais ce matin les gens y sont retournés, et c’est après que nous avons appris cette mauvaise nouvelle », a déclaré Famoro Keita, président du district de Kignénkoura. Le responsable du site était parti à Bamako depuis plusieurs jours.
Parmi les victimes : huit Burkinabè et un Guinéen. Le bilan officiel consolidé est encore attendu — l’Agence guinéenne de presse fait état de 8 morts et 2 disparus, les témoins de 9 morts.
Ce drame est le troisième du même type à Mandiana en moins de trois mois. En février 2026, 11 personnes mouraient à Kondianakoro. En mars, 5 femmes perdaient la vie à Dialakoro. En mai, 9 à Kignénkoura. Même préfecture. Même cause. Même absence de protection.
LeCri24 suivra l’évolution du bilan et attend une réaction du ministère des Mines.
— LeCri24 | 628 58 42 03
