CONAKRY – Le Palais de la Colombe a accueilli une rencontre très spéciale ce mardi 21 avril 2026. Le Premier Ministre, Amadou Oury BAH, a rencontré une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), dirigée par le Procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Au-delà des salutations officielles, c’est le sort judiciaire de toute une nation qui a été au centre des discussions.
Un procès historique, une justice pour les victimes
Au cœur de cette rencontre : le suivi du procès des événements tragiques du 28 septembre 2009. Ce n’est pas une simple visite de routine. C’est la preuve d’un engagement pris il y a plus de quinze ans pour que la vérité éclate et que les cœurs s’apaisent. Pour la CPI, le message est clair : la Guinée est en train de réussir un pari que peu de nations ont relevé.
Le « choix de la confiance » : Juger ses propres fils
Le Procureur général adjoint a souligné l’importance du chemin parcouru. Plutôt que de voir l’affaire dépaysée à La Haye, le principe de complémentarité a transformé notre système judiciaire en acteur central de sa propre histoire.
« Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, le choix de la complémentarité a été privilégié, confiant à la Guinée la responsabilité de juger les faits, avec l’appui de la Cour », a rappelé Mame Mandiaye Niang.
C’est cette confiance mutuelle qui permet aujourd’hui à des magistrats guinéens de juger des faits d’une telle gravité sur notre sol, prouvant au monde entier que notre justice peut être à la fois souveraine et conforme aux standards internationaux.
Un accompagnement pour ne jamais faiblir
Cette mission de suivi permet de s’assurer que l’élan ne s’essouffle pas. En recevant la délégation de la CPI, le Premier Ministre Amadou Oury BAH réaffirme la volonté du gouvernement de mener ce marathon judiciaire jusqu’à son terme. L’enjeu est de taille : clore un chapitre douloureux de notre passé pour mieux construire un État de droit solide et respecté.
La présence régulière de la CPI à Conakry est une garantie pour les victimes que leurs souffrances ne seront pas oubliées. Ce procès est devenu un laboratoire de la justice internationale où la souveraineté nationale et l’expertise mondiale marchent main dans la main. Un exemple que beaucoup d’autres pays pourraient bientôt suivre.
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