CONAKRY — Ce jeudi 20 août 2026 marque une étape inédite dans l’histoire du baccalauréat guinéen. Des milliers de candidats ayant manqué de peu la moyenne à la session principale retournent dans les centres d’examen pour tenter de décrocher leur diplôme.
Selon le calendrier publié le 12 août par la Direction générale des examens, contrôle scolaire, concours et passerelles (DGECS), les épreuves de cette toute première session de rattrapage débutent ce jeudi.
Qui peut participer ?
Le dispositif concerne les candidats ayant obtenu entre 8,50 et 9,99 sur 20 lors de la session principale. Ils bénéficient ainsi d’une nouvelle possibilité de valider leur baccalauréat sans devoir attendre la prochaine année scolaire.
Cette mesure intervient alors que la session principale de 2026 a enregistré un taux national de réussite de 38,08 %, le plus faible parmi les examens nationaux organisés cette année.
Les candidats appelés à la vigilance
À quelques heures du début des épreuves, les candidats concernés sont invités à vérifier leur centre d’examen, leur convocation, leur pièce d’identité ainsi que les matières prévues pour leur série.
Les règles de surveillance restent également de mise. Les téléphones portables et autres moyens de communication sont interdits dans les salles d’examen.
Lors de la session principale, la lutte contre la fraude avait conduit à la saisie de plus de 700 téléphones et à des poursuites contre 80 personnes. La même rigueur est donc attendue pour cette session exceptionnelle.
Une mesure qui suscite des interrogations
La création du rattrapage n’a pas fait l’unanimité. Ses défenseurs y voient une mesure d’équité permettant notamment aux candidats proches de la moyenne de ne pas perdre une année entière pour quelques dixièmes de point.
Ses détracteurs estiment, eux, que cette solution ne règle pas les difficultés structurelles révélées par le faible taux de réussite. Pour eux, l’enjeu dépasse le simple repêchage et renvoie à la qualité de l’enseignement, aux conditions d’apprentissage et à l’organisation du système éducatif.
LeCri24 rapporte ces différentes positions sans prendre parti.
Une journée décisive pour les candidats
Au-delà de la polémique, l’enjeu est désormais concret pour les candidats. Dès ce jeudi matin, chacun devra transformer cette seconde chance en résultat.
Cette première expérience de rattrapage sera également observée de près, tant par les candidats que par les familles et les acteurs du système éducatif. Son déroulement et ses résultats pourraient alimenter les discussions sur l’avenir du baccalauréat en Guinée.
Bon courage à tous les candidats !
LeCri24
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