L’opposant Cellou Dalein Diallo a salué, ce lundi 22 septembre 2025, la mobilisation des Guinéens qui ont massivement boycotté le référendum constitutionnel organisé par la junte. Il qualifie l’initiative de “nouveau coup d’État contre la démocratie et la souveraineté populaire”.
Un rejet massif selon l’opposant
Dans une déclaration solennelle, Cellou Dalein Diallo a affirmé qu’« il n’y a pas eu de vote ce dimanche 21 septembre 2025 », félicitant les citoyens qui ont refusé de participer au scrutin. Pour lui, le boycott constitue une victoire de la résistance pacifique et une preuve de la volonté populaire de ne pas cautionner « une imposture visant à enterrer le multipartisme et ramener la Guinée à l’ère sombre du parti unique ».
Il a également rendu hommage à la diaspora guinéenne qui, selon lui, s’est mobilisée « partout en Afrique, en Europe et en Amérique pour dire non à la mascarade et oui à la démocratie ».
Une dénonciation des irrégularités
L’ancien Premier ministre a pointé du doigt plusieurs manquements graves : désorganisation du scrutin, violations du secret du vote, coupures d’Internet pour limiter l’information. « Jamais depuis 1990, la participation à une consultation nationale n’a été aussi faible », a-t-il martelé.
Diallo estime que ce « référendum prétendument populaire » est en réalité « un plan de confiscation du pouvoir par Mamadi Doumbouya », qu’il accuse de vouloir imposer sa volonté « au prix de la répression, des intimidations et des violences ».
Un appel à la communauté internationale
Le leader de l’UFDG a lancé un message clair à la CEDEAO, à l’Union africaine, aux Nations unies et aux partenaires internationaux : « Cautionner cette mascarade reviendrait à désavouer le peuple de Guinée et à soutenir la confiscation du pouvoir par la force, avec toutes les conséquences dramatiques sur la démocratie, la paix et la stabilité de la région. »
« Rien n’arrêtera notre marche »
Dans un ton combatif, Cellou Dalein Diallo a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte :
« Ni les canons, ni les assassinats, ni les disparitions forcées ne briseront notre détermination. Nous vaincrons l’arbitraire et les forces du mal. »
Il appelle les Guinéens à rester mobilisés pour, selon ses mots, « libérer la patrie de la gouvernance liberticide et clanique » et « reprendre en main notre destin ».
Une bataille politique ouverte
Cette sortie musclée du principal opposant intervient au lendemain d’un référendum largement contesté par les forces vives et boycotté par une partie de la population. Alors que la junte entend présenter le scrutin comme un succès populaire, l’opposition y voit un échec cuisant et promet d’intensifier la mobilisation dans les semaines à venir.
— Barry Mamadou Alpha pour LeCri24
