Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique indique que sa ministre, Djami Diallo, a dirigé lundi 2 novembre 2026 les travaux de son Cabinet. Elle y a exigé un suivi régulier des cours et demandé de lancer la planification annuelle des activités. Dans l’enseignement supérieur guinéen, ces consignes se traduiront-elles en actes concrets pour les étudiants et les enseignants ?
Enseignement supérieur : un suivi régulier exigé
Autour de la ministre, les responsables de son département se sont réunis. Selon le communiqué, Djami Diallo a réclamé que le déroulement des enseignements soit observé de façon régulière dans les institutions d’enseignement supérieur. Le but affiché : prévoir les retards et y répondre aussitôt.
Au-delà de la consigne, l’enjeu est connu de tous les étudiants : un calendrier académique qui glisse pèse sur les examens, sur les diplômes et sur l’entrée dans la vie active. Mais le communiqué ne dit pas quelles institutions sont concernées, ni quels retards ont déjà été constatés.
Trois priorités et une planification annuelle
La ministre a remis en avant trois axes stratégiques de son département : la qualité et la pertinence des formations, le renforcement de la recherche scientifique et la modernisation de la gouvernance du secteur.
Elle a aussi chargé le Secrétaire général de lancer la planification annuelle des activités du ministère. Celle-ci doit reposer sur des objectifs précis, des indicateurs de performance et un dispositif de suivi-évaluation. Chaque structure du ministère est invitée à y contribuer sans délai.
Des consignes aux résultats : quelles suites ?
Fixer des objectifs mesurables et un suivi-évaluation est une démarche qui peut rendre l’action du ministère plus lisible. Elle pourrait permettre, à terme, de comparer ce qui est annoncé et ce qui est réalisé dans les établissements.
Il serait toutefois prématuré d’en mesurer la portée. Le communiqué ne précise ni le calendrier d’adoption de la planification, ni les indicateurs retenus, ni les mesures prévues pour rattraper d’éventuels retards. Les informations disponibles ne permettent pas non plus de savoir comment le suivi des enseignements sera organisé sur le terrain.
Ce que les familles et les étudiants attendent
Pour les étudiants, les parents et les enseignants, la question est simple : le suivi annoncé se verra-t-il dans les amphithéâtres et sur les calendriers de cours ? La publication des indicateurs, le choix des institutions suivies et les premières mesures correctives diront si l’enseignement supérieur entre dans une phase de pilotage plus strict.
Pour l’heure, la rencontre du 2 novembre fixe une méthode et des priorités. Les résultats, eux, restent à venir.
Et vous, quelle mesure concrète attendez-vous en priorité pour le suivi des cours dans l’enseignement supérieur ?
— La Rédaction