CONAKRY – Alors que les élections des maires se poursuivent ce jeudi 2 juillet dans les 342 communes du pays, un autre rendez-vous institutionnel retient l’attention : l’installation de la nouvelle Assemblée nationale. À ce jour, aucune date officielle n’a encore été communiquée, alors que le délai prévu par la loi continue de s’écouler.
Le compte à rebours est lancé
Le 19 juin 2026, la Cour suprême a validé et proclamé les résultats définitifs des élections législatives organisées le 31 mai. Cette proclamation a marqué le point de départ du délai constitutionnel accordé pour la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale.
Conformément aux dispositions en vigueur, cette installation doit intervenir dans un délai de trente jours, soit au plus tard le 19 juillet 2026. Au 2 juillet, il ne reste donc plus que 17 jours avant cette échéance.
Malgré cela, aucune annonce officielle n’a encore été faite par la Présidence de la République, la Cour suprême ou le ministère de l’Administration du territoire concernant la date de la session inaugurale.
Une Assemblée de 147 députés
La 10ᵉ législature, première sous la Ve République, sera composée de 147 députés. Les élus proviennent à la fois des circonscriptions remportées au scrutin majoritaire uninominal et de la liste nationale à la représentation proportionnelle, qui a permis à plusieurs formations politiques d’obtenir des sièges.
La Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) s’est largement imposée dans les circonscriptions et disposera d’une position dominante au sein du futur Parlement.
Parmi les nouveaux députés figurent notamment Dr Dansa Kourouma, ancien président du Conseil national de la Transition (CNT), ainsi que plusieurs femmes appelées à siéger dans l’hémicycle, dont Saran Traoré, Aïssatou Diallo, Fatoumata Diallo, Berthe Loupou Lamah et Charlotte Daffé.
Selon les résultats définitifs validés par la Cour suprême, le taux officiel de participation aux élections législatives s’établit à 52,87 %.
Le futur président de l’Assemblée au centre des spéculations
Au-delà de la date d’installation, une autre interrogation anime déjà les observateurs : qui prendra la présidence de l’Assemblée nationale ?
Cette fonction est particulièrement stratégique puisqu’elle représente la troisième plus haute autorité de l’État dans l’ordre protocolaire, derrière le Président de la République et le Premier ministre.
Compte tenu de la majorité obtenue par le GMD et ses partenaires, il est largement admis que cette coalition disposera d’une influence déterminante dans le choix du futur président de l’institution. À ce stade, toutefois, aucun candidat n’a été officiellement présenté.
Pourquoi ce délai ?
L’installation d’une nouvelle législature implique plusieurs étapes administratives et organisationnelles : convocation officielle des députés, mise en place du bureau provisoire, préparation de la cérémonie inaugurale et organisation des travaux liés au règlement intérieur.
Ces préparatifs peuvent expliquer l’absence d’annonce jusqu’à présent. Néanmoins, à mesure que l’échéance approche, les attentes grandissent autour d’une communication officielle.
Ce que prévoient les textes
La Constitution guinéenne prévoit un mécanisme destiné à éviter tout blocage institutionnel. Si la nouvelle Assemblée nationale n’est pas convoquée dans le délai légal de trente jours suivant la proclamation des résultats définitifs, elle est appelée à se réunir de plein droit.
Cette disposition n’a encore jamais été mise en œuvre en Guinée, et les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes, dont une annonce est attendue dans les prochains jours.
À ce jour, aucune précision officielle n’a été apportée sur le calendrier d’installation de la nouvelle Assemblée nationale. Les prochains jours seront donc déterminants pour le respect du calendrier institutionnel.
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