À Dakar, la scène politique sénégalaise traverse une zone de forte turbulence. Deux jours après le limogeage de Ousmane Sonko, les conséquences continuent de secouer les institutions du pays. Ce lundi 25 mai 2026, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission, invoquant « l’intérêt supérieur de la Nation ».
Une onde de choc au sommet de l’État
Dans une déclaration courte et mesurée, El Malick Ndiaye a officialisé son retrait de la tête du Parlement sénégalais, sans entrer dans les détails des raisons politiques profondes de sa décision.
Son départ intervient dans un climat déjà marqué par la sortie de Ousmane Sonko du gouvernement, une décision qui a bouleversé l’équilibre interne du pouvoir issu de la nouvelle majorité.
Un pouvoir sans direction parlementaire ni exécutive claire
Depuis vendredi soir, le Sénégal se retrouve dans une situation institutionnelle inédite : le pays est désormais sans Premier ministre et sans président de l’Assemblée nationale.
Le président Bassirou Diomaye Faye se retrouve donc seul à la tête de l’exécutif, en attendant la nomination de nouveaux responsables à des postes clés.
Cette vacance simultanée au sommet de l’État nourrit des interrogations sur la stabilité du nouvel équilibre politique et sur la capacité du pouvoir à maintenir une cohésion durable.
PASTEF fragilisé au cœur de la tourmente
El Malick Ndiaye était considéré comme l’une des figures importantes du mouvement PASTEF, fondé par Ousmane Sonko. Son départ marque un tournant symbolique pour un parti désormais confronté à des recompositions internes rapides.
Ces départs successifs illustrent les tensions qui émergent souvent au sein des coalitions politiques une fois arrivées au pouvoir, où les équilibres d’opposition ne résistent pas toujours aux réalités de la gestion de l’État.
Une leçon politique observée depuis la Guinée
À six jours des élections législatives et communales du 31 mai en Guinée, cette situation au Sénégal résonne comme un exemple voisin.
Elle rappelle que les alliances politiques construites dans l’opposition peuvent rapidement se fragiliser une fois le pouvoir conquis, entraînant des recompositions imprévisibles au sommet de l’État.
Un avenir politique encore incertain à Dakar
Dans les prochains jours, plusieurs décisions importantes sont attendues concernant la recomposition de l’exécutif et du Parlement sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye devra rapidement nommer de nouveaux responsables pour stabiliser les institutions.
Mais pour l’heure, le Sénégal avance dans une phase politique de transition accélérée, marquée par des départs successifs et une reconfiguration rapide du pouvoir.
— LeCri24 | 628 58 42 03
