Le tribunal correctionnel de Dixinn a décidé, mercredi 20 mai, de rejeter les demandes de mise en liberté introduites par les avocats de la chanteuse Hadya Monéné Fodé, connue sous le nom de Bandirou, ainsi que des créateurs de contenus Ahmed Saadate Diallo alias Saad et Mamadou Alpha Baldé dit Sopralpha. Les trois mis en cause resteront en détention en attendant la suite de la procédure.
Le procès a été renvoyé au mercredi 27 mai 2026, une nouvelle étape attendue de près par l’opinion publique, tant l’affaire suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux en Guinée.
Des accusations liées à une vidéo virale
Les deux créateurs de contenus, Saad et Sopralpha, sont poursuivis pour des faits d’“atteinte à l’ordre public et à la dignité des personnes à travers un système informatique”. Selon les éléments du dossier, leur interpellation fait suite à la diffusion d’une vidéo largement partagée sur les plateformes numériques, notamment TikTok, Facebook et WhatsApp.
Ce contenu, devenu viral, est au centre de la procédure judiciaire engagée contre eux.
De son côté, la chanteuse Bandirou, arrêtée le 18 mai, est impliquée dans une procédure distincte mais liée au même enregistrement. Les propos tenus dans cette vidéo sont à l’origine de son placement en détention. À ce stade, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué de manière détaillée sur la qualification exacte des faits qui lui sont reprochés.
Une décision qui ne préjuge pas du verdict
En refusant la mise en liberté provisoire, le tribunal de Dixinn n’a pas statué sur la culpabilité des prévenus. Il s’agit d’une décision de procédure qui maintient les trois personnes en détention dans l’attente de l’examen complet du dossier.
La prochaine audience, prévue pour le 27 mai, devra permettre de poursuivre les débats et d’entendre à nouveau les différentes parties.
Une affaire très suivie sur les réseaux sociaux
Depuis plusieurs semaines, cette affaire s’impose comme l’un des sujets les plus commentés en Guinée. La vidéo à l’origine des poursuites a circulé massivement sur les réseaux sociaux, alimentant discussions, débats et polémiques autour des limites de la liberté d’expression en ligne.
Entre réactions de soutien aux prévenus et appels à plus de responsabilité dans la production de contenus numériques, l’opinion publique reste divisée.
Entre liberté d’expression et responsabilité numérique
Au-delà du cas individuel des trois prévenus, cette affaire relance un débat plus large sur l’usage des réseaux sociaux en Guinée.
D’un côté, certains estiment que les créateurs de contenus doivent répondre de leurs propos lorsqu’ils touchent à la dignité ou à la réputation des individus. De l’autre, d’aucuns y voient un risque de restriction de la liberté d’expression dans l’espace numérique.
La décision finale du tribunal est désormais attendue avec attention, alors que les regards restent tournés vers l’audience du 27 mai.
💬 Selon vous, les créateurs de contenus doivent-ils être juridiquement responsables des propos tenus dans leurs interviews ou vidéos ?
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