À seulement 11 ans, une élève guinéenne s’est hissée parmi les meilleures du monde en français. À Montréal, la jeune Hadja Karimata Baldé a décroché la deuxième place mondiale lors de la grande finale 2026 de la Dictée Paul Gérin-Lajoie, confirmant la montée en puissance de la Guinée dans les compétitions scolaires internationales.
La finale s’est tenue ce dimanche 17 mai 2026 à Montréal, réunissant des élèves venus de plusieurs pays de la francophonie. Dans la catégorie « français langue seconde », la performance de la jeune Guinéenne a retenu l’attention, au terme d’une épreuve exigeante où chaque faute pouvait coûter une place sur le podium.
Un parcours national impressionnant avant la scène mondiale
Avant d’atteindre ce niveau international, le chemin a été long et sélectif. Plus de 215 000 élèves en Guinée ont participé aux différentes étapes du concours, allant des phases scolaires jusqu’à la sélection nationale. C’est à l’issue de ce processus rigoureux que deux représentants guinéens ont été retenus pour défendre les couleurs du pays à l’étranger : Hadja Karimata Baldé et Tidiane Khalil Keïta.
Les deux jeunes talents ont quitté Conakry le 13 mai 2026 pour rejoindre les 80 finalistes internationaux issus de neuf pays, dont le Canada, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Rwanda, les États-Unis et Djibouti.
Une confirmation du niveau guinéen en francophonie
La performance de cette année s’inscrit dans une dynamique déjà bien installée. Lors de l’édition 2025, la Guinée avait déjà marqué les esprits avec un double podium mondial, prouvant que ses élèves rivalisent désormais avec les meilleurs systèmes éducatifs francophones.
En 2026, la deuxième place obtenue par Hadja Karimata Baldé confirme cette régularité et installe durablement le pays parmi les nations performantes de la Dictée PGL.
Derrière la médaille, un système éducatif en question
Au-delà de l’exploit individuel, ce résultat soulève un débat plus large sur l’éducation en Guinée. Dans un contexte où les écoles manquent parfois de moyens et où les enseignants font face à de nombreuses difficultés, ces performances internationales mettent en lumière un potentiel souvent sous-exploité.
Pour les encadreurs, notamment Bela Bah, ces résultats sont le fruit d’une préparation sérieuse et d’un engagement constant des équipes pédagogiques.
Un signal fort pour les autorités
Cette nouvelle médaille interroge : comment valoriser davantage ces jeunes talents après de telles performances ? Entre reconnaissance institutionnelle, accompagnement académique et investissement dans les établissements scolaires, plusieurs pistes sont aujourd’hui évoquées pour transformer ces succès en politique éducative durable.
Car au-delà du podium, l’histoire de cette jeune élève de Conakry rappelle une réalité simple : l’excellence existe déjà en Guinée, elle demande seulement à être soutenue.
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