Conakry, 05 février 2026 – La formation du nouveau gouvernement continue de susciter réactions et analyses au sein de la classe politique et de l’opinion. Dans une déclaration relayée par la presse en ligne, Tibou Kamara a livré une lecture critique de la nouvelle équipe gouvernementale, estimant qu’elle s’inscrit davantage dans la continuité que dans la rupture annoncée.
Une critique sur la méthode et le symbole
Selon Tibou Kamara, le gouvernement récemment formé serait “davantage un clin d’œil à l’histoire qu’une marche forcée vers la rupture annoncée et attendue”. Une appréciation qui, à ses yeux, repose autant sur la méthode de formation que sur les commentaires ayant suivi les nominations.
L’ancien ministre et observateur de la vie politique guinéenne estime que plusieurs éléments rappellent “un passé récent”, laissant transparaître une impression de déjà-vu dans la conduite des affaires publiques.
“Tout a changé pour que rien ne change”
Dans une formule volontairement critique, Tibou Kamara évoque l’idée selon laquelle “tout a changé pour que rien ne change”, suggérant une reproduction de schémas politiques antérieurs. Il estime que la reconduction de certaines pratiques et figures donne le sentiment que le changement attendu serait reporté, comme s’il devait intervenir ultérieurement, dans des conditions jugées plus favorables.
Un débat relancé sur la rupture et la continuité
Cette sortie relance le débat central autour du nouveau gouvernement : s’agit-il d’une phase de transition pragmatique, fondée sur l’expérience et la stabilité, ou d’un renoncement partiel à la rupture annoncée par les autorités ?
Si certains observateurs plaident pour une approche progressive du changement, d’autres, à l’image de Tibou Kamara, estiment que les signaux envoyés ne traduisent pas encore une transformation profonde du mode de gouvernance.
LeCri24 – Lecture politique
La déclaration de Tibou Kamara illustre la diversité des lectures suscitées par la nouvelle configuration gouvernementale. Entre attentes de rupture, impératifs de stabilité et réalités institutionnelles, le débat reste ouvert. Au-delà des critiques et des soutiens, c’est sur les résultats concrets que le gouvernement sera jugé dans les mois à venir.
✍️ Signature : LeCri24
🔢 Numéro d’article : LC24/02/2026/020
